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Guerre de 1870-1871 Morts du canton de Bourbon-Lancy

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Guerre de 1870-1871 Morts du canton de Bourbon-Lancy
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Guerre de 1870-1871 Morts du canton de Bourbon-Lancy
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L'auteur

http://www.alainboussuge.com/
Investigateur du parcours militaire des hommes durant les conflits : 1870-1871, 14-18, 39-45.

Historien par passion.
Les hommes de ma famille ont été mobilisés en 1870, 1914, 1939.
Où ont-ils combattu ? Qu’on-t-il enduré ? Ils sont revenus vivants, mais pas toujours indemnes.
Mon père, ACPG, acpgkrgef3945.canalblog.com
Un oncle, FFL, 2°DB, epagliffl.canalblog.com
Les victimes de guerre sont anonymes sur les monuments aux morts, elles revivent, pour peu que l’on s’intéresse à elles.
Bourbon-Lancy, en Saône et Loire, 2 monuments aux morts, 3 sites d’identification des morts
morts3945bl.canalblog.com – resistantsbl.canalblog.com 1870mortsdebourbonlancy.canalblog.com
Un livre, Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871

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3 juin 2022

Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871 déposé au Mémorial Citoyen de Mâcon

Mâcon 

Un ouvrage sur la guerre de 1870 remis au Mémorial Citoyen

Auteur après 5 années de travail pour le livre  Le Canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871, Alain Boussuge était à Mâcon vendredi 20 mai afin de remettre un exemplaire au Mémorial citoyen.

Par Johan BOZON - Hier à 18:33 - Temps de lecture : 2 min

  |    |  Vu 37 fois

Le livre a été remis vendredi 20 mai au Mémorial citoyen de Mâcon.  Photo JSL /Johan BOZON

En Saône-et-Loire, les monuments aux morts dédiés à la guerre de 1870 se comptent sur les doigts des mains. L’un d’eux se trouve à Bourbon-Lancy ; une particularité qui a amené l’historien et géographe de formation Alain Boussuge, a orienté sa curiosité vers ce conflit oublié.

Après cinq ans de recherches, le Bourbonnais signe  Le Canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871, un ouvrage fleuve de 600 pages, préfacé par le maire de Bourbon Edith Gueugneau. Le livre retrace le parcours des hommes du canton mobilisés pour la guerre, autant de petites histoires qui font vivre la Grande.

« Il faut rendre hommage et justice à ces gens-là, à ceux qui ont perdu la vie », indique l’auteur. D’autant que peu des mobilisés de Saône-et-Loire ont été décorés.

Le tout remplacé dans le contexte global du conflit, ses causes, son déroulement, le positionnement stratégique de la Bourgogne…

 

20 mai 2022 Remise au Mémorial Citoyen de Mâcon

Un ouvrage de référence

Une richesse qui a interpellé le lieutenant-colonel Ronan Cottin, délégué militaire départemental. Lequel a estimé que cet « ouvrage de référence » avait toute sa place au Mémorial citoyen de Mâcon, qui rappelle la mémoire des guerres de 1870 à nos jours.

Par son entremise, Alain Boussuge et Edith Gueugneau étaient donc présents ce vendredi au château de Grand four pour remettre un exemplaire au fondateur du musée, Jean-Claude Bernardet. Il viendra enrichir la bibliothèque du Mémorial.

Société

Histoire

Le Journal de Saône et Loire, édition de Mâcon du dimanche 22 mai 2022

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7 avril 2022

Conférence du 3 avril 2022 à Bourbon-Lancy

Conférence 2022 à Bourbon-Lancy

 

Bourbon-Lancy

Alain Boussuge sort la guerre de 1870 de l’oubli

Par Patrick BOYER (CLP) - Aujourd'hui à 18:28 - Temps de lecture : 2 min  |    |  Vu 6 fois

Alain Boussuge est devenu un spécialiste de la guerre de 1870.  Photo JSL /Patrick BOYER

Bourbon-Lancy est l’une des neuf communes de Saône-et-Loire à posséder un monument aux morts en hommage aux combattants de la guerre de 1870. Dimanche après-midi, Alain Boussuge a animé une conférence sur ce que fut l’engagement dans le canton de Bourbon-Lancy. Aujourd’hui, la guerre de 1870 n’est plus commémorée. Ce fut une défaite qui mena, en quelques mois, à la chute du Second empire et à l’avènement de la Troisième république. Pourtant, historiquement, elle est importante puisqu’elle portait en elle les germes de la Première Guerre mondiale qui allait embraser le monde 44 ans plus tard.

123 soldats bourboniens presque tous faits prisonniers par les Prussiens

À l’époque, la conscription se faisait par tirage au sort. On avait une chance sur deux d’éviter le service militaire. Au début du conflit, en juillet 1870, ce sont 123 hommes du canton de Bourbon qui ont été directement mobilisés dans l’armée d’active. Envoyés au combat avec une préparation et un équipement assez sommaire et en tout cas sans commune mesure avec la rigueur militaire des troupes prussiennes, ils ont pratiquement tous été faits prisonniers lors de la capitulation de Metz.

Mais 120 autres, qui avaient dans un premier temps échappé à la conscription, ont été incorporés dans la garde nationale mobilisée. Parmi les officiers qui commandaient ces légions du département de Saône-et-Loire de ce corps d’armée, on retrouve Eugène Fornel, ancien officier de cavalerie et percepteur à Bourbon-Lancy, et Ferdinand Sarrien, qui à l’époque était encore avocat à Lyon. Eux aussi ont reçu un entraînement et un équipement assez sommaires, avant d’être engagés dans la défense d’Autun, puis à la bataille de Dijon en janvier 1871.

Une trentaine d’hommes meurent suite à la reprise du clos de Pouilly

Sarrien sera fait prisonnier lors de la perte du clos de Pouilly, mais les Bourboniens participeront à la défense de l’usine Bargy un peu plus au sud avec l’épisode de la prise du drapeau du 61e Poméranien. Ce drapeau restera en France et finira aux Invalides, parmi d’autres prises de guerre. En 1940, les nazis, maîtres de la capitale, vont le récupérer et on peut penser qu’il a disparu dans les ruines de Berlin en 1945.

Quelques jours plus tard les bourboniens participeront à la reprise, à la baïonnette, du clos de Pouilly, mais laisseront une trentaine d’hommes dans l’opération. Leur nom figure sur le monument aux morts place de la République, qui fut inauguré lors d’une grande cérémonie en 1904.

Pour en savoir plus sur cette période, Alain Boussuge vient de publier un livre intitulé Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871, disponible à l’office de tourisme ou à la librairie Lassot, rue du Docteur-Pain à Bourbon-Lancy.

 

2 avril 2022

La presse en parle

Article du Journal de Saône et Loire
édition Charolais – Brionnais, samedi 2 avril 2022

 

Bourbon-Lancy

Un livre sur ces hommes, oubliés de la guerre de 1870

L’auteur bourbonnien Alain Boussuge a remis officiellement lundi en mairie son ouvrage Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871 à Édith Gueugneau, maire de la commune. Il animera une conférence le 3 avril à l’Espace culturel de Saint-Léger à 15 heures.

Par Rémi LANGLOIS (CLP) - Hier à 19:17 - Temps de lecture : 3 min

  |    |  Vu 147 fois

 

Alain Boussuge remet officiellement son ouvrage à Édith Gueugneau.  Photo JSL /Rémi LANGLOIS

Homme aux multiples talents, Alain Boussuge n’a nul pareil pour raconter l’Histoire. Son travail assidu et passionné de plus de 6 ans a abouti à cette œuvre publiée en février 2022 : Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871. Sa curiosité l’a incité à rechercher celle des victimes de la guerre oubliée de 1870-1871. C’est le point de départ de cet ouvrage qui met en lumière des hommes qui n’ont pas été récompensés de l’héroïsme dont ils ont fait preuve à Dijon, en 1871.

Il y a 151 ans, la France subissait une défaite militaire. Elle est oubliée de nos jours, sauf par les historiens. L’auteur replace dans les six mois du conflit les hommes du canton de Bourbon, mobilisés pour la guerre. Ils rejoignent leurs régiments qui capituleront à Sedan et Metz. Le Second Empire est vaincu en 32 jours. Le 4 septembre 1870, la France déchoit Napoléon III et instaure la République. À Bourbon, les élus sont remplacés par des républicains. La guerre se poursuit. À partir de l’automne, les hommes, pas encore mobilisés, sont appelés dans la garde nationale mobilisée de Saône-et-Loire pour renforcer l’armée. Ils combattent à Dijon, à la fin du mois de janvier 1871, huit jours avant l’Armistice.

81 victimes sur 89 identifiées

Après la guerre, vient le temps du deuil, de la reconstruction et de la mémoire. 86 hommes du canton de Bourbon sont morts ou ont été portés disparus. L’auteur en a identifié 81.

L’ouvrage analyse la position stratégique de la Bourgogne dans le conflit. Elle est le théâtre des dernières opérations militaires destinées à soutenir l’armée de l’Est de Bourbaki, en direction de Belfort. La reproduction de courriers, dépêches et proclamations place le lecteur au cœur des décisions politiques. Les mobilisés, les victimes et les médaillés, sortent de l’oubli.

Conférence d’Alain Boussuge le 3 avril à l’Espace culturel Saint-Léger à 15 heures. Livre broché de 606 pages, photos et cartes. Préface d’Édith Gueugneau, maire de Bourbon-Lancy. En vente à l’Office de tourisme, librairie Lassot, 25 €. Contact : boussuge.alain@orange.fr

 

Bourbon-Lancy - La mémoire subsiste grâce au monument aux morts

À Bourbon, la mémoire de cette guerre subsiste grâce au monument aux morts près de La Poste, érigé grâce à la volonté d’Eugène Alexandre Fornel, percepteur, ancien commandant des gardes nationaux mobilisés du département. Des scènes de guerre conservées au musée municipal Saint-Nazaire, peintes par Charles Claude Merlette, artiste peintre local.

Édith Gueugneau, auteure de la préface avec Alain Boussuge, confie. « 150 ans après, une période de l’Histoire de Bourbon-Lancy est mise en lumière. Elle nous replonge, hélas, au cœur d’une guerre qui a coûté la vie à 19 hommes de Bourbon et 65 des communes de l’ancien canton. Je sais gré à l’auteur d’avoir consacré du temps pour replacer l’histoire locale dans la marche de notre pays. Je lui témoigne ma reconnaissance pour ce livre inédit qui prendra place, j’en suis sûre, parmi ceux consacrés à l’Histoire de notre commune. »

 

28 février 2022

Les peintres de la guerre de 1870, à la Plaine Monceau, dans le 17ème arrondissement de Paris

Ernest Meissonnier, Alphonse de Neuville, Edouard Detaille, les peintres militaires et de scènes de la guerre de 1870, résidaient dans la Plaine Monceau, quartier loti en partie par les frères Péreire, banquiers du Second Empire. Ces peintres se rattachent à la peinture académique. Leurs œuvres sont passés à la postérité, mais leur nom est devenu plus anonyme, car leur genre de peinture a cessé progressivement d’être en vogue, au fur et à mesure que l’on s’éloignait de la guerre de 1870.

Ernest Meissonnier meurt à son domicile, 131 boulevard Malesherbes, en 1891 ; un nouvel immeuble a été construit en 1905. Il a pour illustre voisin, Edouard Detaille, au 129, où il a fait ériger un hôtel particulier. Il y décède en 1912. Alphonse de Neuville, résidait un peu plus loin dans la Plaine Monceau. Il habitait un hôtel particulier, au 25 de la rue qui porte son nom, à l’angle du boulevard Péreire. Il le fit aménager en 1882 pour y mourir en 1885. De son vivant il s’agissait de la rue Brémontier. Après sa mort, cette section de rue, entre l’avenue de Wagram et les fortifications, prit son nom.  

Les trois peintres ont donné leur nom à trois rues du 17ème arrondissement, dans la Plaine Monceau.

Voir les photos de l'album : Les peintres dans le XVIIème arrondissement

28 février 2022

Autour d’Edouard Manet aux Batignolles, dans le 17ème arrondissement de Paris

Des peintres, passés à la postérité ou un peu oubliés de nos jours, ont vécu et travaillé entre les Batignolles, les Epinettes et le quartier de l'Europe, dans le 17ème arrondissement de Paris, avant que Montmartre ne devienne un des centres de l'art pictural.

Edouard Manet, précurseur de l’impressionnisme en s’affranchissant de la peinture académique, rassemble autour de lui un groupe de jeunes peintres qui, eux aussi, se veulent avant-gardistes. Rejoints par des sculpteurs et des écrivains, ils se réunissent dans le quartier où habite Manet, les Batignolles. Leur lieu de rencontre est principalement le café Guerbois, situé au 11 avenue de Clichy. Manet habite à l’actuel 34, boulevard des Batignolles, côté 17ème arrondissement, son atelier est situé dans la Plaine Monceau, au 8 rue Guyot, aujourd’hui rue Médéric. Il y sera de 1861 à 1872. Zola habite en limite des Batignolles et des Epinettes, successivement au 92 avenue de Clichy (1867), au 23, rue Truffaut (1868), au 14 rue la Condamine (1869). En face de chez lui, au 7 rue la Condamine, Frédéric Bazille, un peintre en devenir, a installé son atelier en 1869. C’est à cet endroit qu’il réalise avec la collaboration de Manet, la toile L’atelier de Bazille. On y voit Manet et Renoir, qui fait partie du groupe des Batignolles. Sisley, Pissarro, Degas, Nadar participent aux rencontres. En 1870, Henri Fantin Latour peint le toile Un atelier aux Batignolles, sur laquelle figurent plusieurs peintres dans l’atelier de Manet : Monet, Bazille, Maître, Renoir, Scholderer, ainsi que le sculpteur Astruc et Zola.

Frédéric Bazille aura un destin tragique. Contre tous les avis il s’engage dans l’armée lors de la guerre de 1870. Il est tué à la bataille de Beaune-la-Rolande le 28 novembre 1870. Il s’était lié d’amitié pendant ses études avec Renoir, Monet et Sisley. Manet s’engage dans la garde nationale de Paris, Renoir est mobilisé dans l’armée, Monet et Pissarro sont partis à Londres. Sisley, britannique, ne participe pas à la guerre.

Alfred Sisley réside au 27 cité des Fleurs, entre les Batignolles et les Epinettes. Voie privée aujourd'hui, elle est composée de petits immeubles et hôtels particuliers. Deux de ces enfants y naissent en 1867 et 1869. Il y peint Vue de Montmartre depuis la cité des Fleurs aux Batignolles. La vue découvre encore une campagne, car nous sommes dans une zone pas totalement urbanisée. En 1871, il réside 41, rue Nollet; un troisième enfant y nait.

Peut-être que ces peintres et écrivains ont croisé ou fréquenté Paul Verlaine qui a résidé dans le même quartier de 1857 à 1870, entre les rues Truffaut, Nollet, Lemercier, Lécluse.

Edouard Manet, réside après le conflit, de 1872 à 1878, 4 rue de Saint-Pétersbourg, dans le quartier de l’Europe, proche des Batignolles, non loin de la gare Saint-Lazare. Son dernier domicile sera le 39, rue de Saint-Pétersbourg.

Monet, Renoir, Pissarro, Degas et Berthe Morisot fondent en 1874 la Société anonymes des artistes peintres, sculpteurs et graveurs qui participe aux trois premières des expositions des impressionnistes.

Les Batignolles ont été le lieu où les talents de nombreux peintres célèbres ont éclos, autour de Manet, le précurseur. Les immeubles où ils ont vécu ont disparu, d’autres, construits à la fin du XIXème siècle, s’élèvent à leur place. Aucune plaque en façade ne signale leur histoire, sauf sur l’immeuble du 4, rue de Saint-Pétersbourg, où vécu Manet.

Les peintres des Batignolles n’ont pas de rue à leur nom, dans le quartier. Pissarro et Sisley ont leur rue depuis les années trente, dans le dédale des immeubles construits à cette époque, entre le boulevard extérieur et Levallois, à la porte d’Asnières.

Voir l'album photos : Les peintres dans le XVIIème arrondissement

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26 février 2022

Histoire locale de Bourbon-Lancy dans l'histoire nationale

Il y a 151 ans, la France subissait une défaite militaire. Elle est oubliée de nos jours, sauf par les historiens. L’auteur replace dans les six mois du conflit, les hommes du canton de Bourbon-Lancy, mobilisés pour la guerre. Ils rejoignent leurs régiments qui capituleront à Sedan et Metz ou la garde nationale mobile de Saône et Loire qui participera à la défense de Paris et de Belfort, quand elle ne renforcera pas l’une des grandes armées.

Le Second Empire est vaincu en 32 jours. Le 4 septembre 1870, la France déchoit Napoléon III et instaure la République. La guerre se poursuit. A Bourbon-Lancy, les élus municipaux sont remplacés par des républicains. A partir de l’automne, les hommes, pas encore mobilisés, sont appelés dans la garde nationale mobilisée de Saône et Loire pour renforcer l’armée.

En replaçant l’histoire locale dans le cours des événements de 1870 et 1871, le lecteur découvre comment la Bourgogne est devenue une zone de guerre. L’ouvrage met en lumière un armée quasi inconnue, la garde nationale mobilisée. Les hommes du canton combattent à Dijon, à la fin du mois de janvier 1871, huit jours avant l’armistice. Après la guerre, vient le temps du deuil, de la reconstruction et de la mémoire. 86 hommes du canton de Bourbon-Lancy sont morts ou ont été portés disparus. L’auteur a le mérite d’avoir identifié 81 victimes.

Sept chapitres retracent l'histoire politique et militaire de la guerre. Ses causes, son déroulement, son épilogue en Suisse, où les derniers combattants se réfugient. L’ouvrage analyse la position stratégique de la Bourgogne dans le conflit. Elle est le théâtre des dernières opérations militaires destinées à soutenir l’armée de l’Est de Bourbaki, en direction de Belfort.

Trois chapitres sont consacrés au parcours des hommes de Saône et Loire et du canton. Ils sont engagés à Paris, autour d’Orléans, à Belfort et à Dijon. Même loin de la guerre, Bourbon-Lancy est impliquée dans le conflit en accueillant des blessés à l’hospice. Les eaux thermales sont elles aussi, mobilisées, de manière pacifique. La révolution parisienne du 4 septembre 1870 se répercute à Bourbon-Lancy, qui, après la guerre, s’ancrera dans la république.

Treize annexes présentent les événements historiques de cette guerre dont la dépêche d’Ems, la proclamation de la République, la capitulation de Bazaine à Metz. La reproduction de courriers, dépêches et proclamations nous place au cœur des décisions politiques.

Quatorze annexes abordent sous différents aspects les hommes du canton dans la guerre. Les listes des mobilisés, des victimes et des médaillés, sortant de l’oubli les soldats. Les cinq annexes consacrées à la bataille de Dijon, illustrent l’âpreté de la guerre. On lit, un peu stupéfait, que trente-trois après la guerre, Bourbon-Lancy est en fête lors de l’inauguration du monument aux morts. En conclusion, les paroles des chansons patriotiques et revanchardes illustrent, à leur façon, une certaine mémoire de la guerre.

Cartes et croquis permettent de visualiser les principales phases de la guerre.

A Bourbon-Lancy, la mémoire de cette guerre subsiste. Eugène Alexandre Fornel, percepteur, ancien commandant des gardes nationaux mobilisés du département, a été l’initiateur du monument aux morts érigé près de la Poste. Charles Merlette, artiste peintre local, a peint des scènes de guerre, conservées au musée municipal Saint-Nazaire.

24 février 2022

Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871 est disponible

J’ai commencé à rédiger ou synthétiser des informations. J’ai bâti un plan, en le remaniant au fur et à mesure de la progression de mes recherches. J’ai rédigé à temps quasiment complet à partir de l’été 2021 pour finaliser un manuscrit. Lecteur de livres d’histoire, je me suis un peu inspiré de la manière dont ils étaient construits. J’ai suivi la logique de mon plan, tout en me posant de fréquentes questions. Comme j’avais fouillé un peu plus certains aspects, j’ai choisi de traiter dans des annexes ces points, afin de ne pas alourdir mon récit chronologique. Le lecteur, en fonction de son intérêt ou de se curiosité, lira ou ne lira pas certaines annexes. Il est libre de son choix.

Je ne sais si ma passion se retrouve dans le livre que j’ai écrit. J’y ai apporté toute la rigueur possible. J’ai eu soin du détail et de la précision pour faire revivre un passé oublié mais surtout inconnu. Qui savait que la majorité des noms gravés sur le monument aux morts de Bourbon-Lancy était celui des gardes nationaux mobilisés tués ou disparus à Dijon ? Qui savait qu’un nombre conséquent de militaires étaient morts en captivité en Allemagne ? Qui savait que les communes ont payé en partie la guerre, tout comme les départements ? Les réponses permettent d’apporter l’éclairage à la fois de la petite histoire dans le cours des événements, mais surtout, je pense, de rappeler comment les décisions prises au plus haut niveau d’un état, se sont répercutées dans une campagne française.

Livre Alain Boussuge

En vente à Bourbon-Lancy et en librairie

J’ai reposé ma plume. Choix d’un éditeur, transmission du tapuscrit, relecture, corrections de la mise en forme. Ouf, travail fastidieux mais nécessaire pour aboutir. Bon pour accord transmis, les dés sont jetés. Le canton de Bourbon-Lancy dans la guerre de 1870-1871, préfacé par Mme Edith Gueugneau, maire de Bourbon-Lancy est publié.

J'ai reçu un exemplaire, début mars, après son dépôt légal. 606 pages au format 22,5 x 15 x 4,5, à lire.

La commercialisation à Bourbon-Lancy se fait depuis le 4 avril, à l’Office du tourisme et du thermalisme et au commerce de presse et librairie du centre-ville. Le dimanche 3 avril, j'ai donné une conférence sur le canton de Bourbon-Lancy dans cette guerre. 

Le livre est diffusé par Publishroom Factory en livre électronique et livre broché.

Les sites de vente en ligne le proposent.

Je remercie mes interlocutrices, Agathe, Aurore, Coline, le trio qui a œuvré pour l’édition de cet ouvrage. J’associe celles et ceux qui ont fait de l’administratif et qui ont fait rouler la bécane pour que mes écrits deviennent un livre.

Depuis sa publication le livre a reçu un bon accueil des historiens, Eric Anceau, Yann Lagadec, Jean-François Lecaillon, Thierry Lentz.

Il figure dans le cataloge des bibliothèque suivantes : Archives départementales de Saône et Loire, Service historique de la Défense, à Vincennes, Fondation Napoléon, à Paris. Il est consultable aux médiathèques de Bourbon-Lancy et de Gueugnon, en Saône et Loire.

 

4° de couverture

24 février 2022

Un livre pour relater l’histoire d’une guerre méconnue

J’ai réuni une documentation importante, me permettant de croiser l'histoire nationale et locale. J’ai consulté en ligne un nombre importants d’ouvrages. J’ai lu des pages et des pages, que je ne peux pas chiffrer.  Petite histoire dans la grande ou l’histoire produisant ses effets au niveau local ? Je me suis positionné à la croisée des ces deux chemins. Pourquoi et comment les hommes du canton de Bourbon-Lancy ont été impliqués dans la guerre franco-allemande de 1870-1871.

Je n’ai pas souhaité laisser en friche, le fruit de mes recherches. J’ai écrit un ouvrage reprenant selon une trame chronologique, une partie de l’histoire de la guerre de 1870 avec ses implications pour la Saône et Loire et le canton de Bourbon-Lancy.

Je ne pouvais que mener jusqu’au bout mon projet. Lorsque je le mettais de côté, des signes me rappelaient cette guerre. Plusieurs peintres ont vécu dans le XVII° arrondissement. Certains deviendront célèbres, d'autres sont oubliés. Les futurs impressionistes se regroupaient autour d'Edouard Manet aux Batignolles. Près de chez moi, rue La Condamine, le peintre Frédéric Bazille avait son atelier où il recevait les Impressionnistes. En face de chez lui, habitait Emile Zola qui a consacré un des volumes des Rougon-Macquart, à la guerre, La Débâcle. Un peu plus loin, dans le quartier de la plaine Monceau, ont vécu les peintres Detaille et de Neuville qui ont leur rue. Guy de Maupassant, auteur de Boule de Suif et d’autres nouvelles, a vécu quelques temps dans le XVII°, rue de Montchanin, aujourd’hui rue Jacques Bingen. J’étais cerné, je devais poursuivre mon travail. Manet réunissait autour de lui un groupe dans lequel se trouvaient Renoir, Pissarro, parfois Sisley. Tout cela se passait aux Batignolles.

Autres signes, lors de la bataille de Dijon, un crime de guerre a été commis contre une ambulance française à Hauteville-lès-Dijon. C’était celle de la légion des mobilisés de l’arrondissement de Charolles. Je découvre que la maison existe encore, je décide de me rendre à Hauteville pour la voir. Je suis reçu par Jacques Lefèvre de l’association Cadoles et Meurgers, qui m’explique le déroulé de l’affaire. J’en profite pour faire le tour des stèles honorant la mémoire des combattants dans les communes jouxtant Dijon. Je découvre avec ferveur le château de Pouilly qui porte encore dans sa pierre, les marques des combats. Je ne peux pas renoncer.

Quelques articles de presse, quelques reportages télé, à l’approche des cent cinquante ans de l’événement, me rappellent à l’ordre. Décidément cette guerre ne me lâche pas, elle se fait pressante et insistante. Elle me chuchote à l’oreille : « Ne laisses pas tomber. Si tu es fatigué lorsque tu tournes en rond, lèves le pied et replonges-toi dedans. Cesses de tourner des pages et des pages sur Gallica ». Je lui répondais : « Ecoutes, je cherche un détail qui est important pour mieux comprendre ce qui s’est passé, je ne veux pas avancer n’importe quoi, personne ne vérifiera peut-être, mais cela doit être exact. Zut ! Si je ne peux pas trouver, j’arrêterai, mais il me faut ce que je cherche ».

Cette quête m’a provoqué tantôt de la joie, tantôt du découragement. Nouveau questionnement. Qui lira cela ? Combien de personnes seront intéressées ? Encore la guerre ? Nous la voyons tous les jours à la télévision et nous sommes rattrapés par l’invasion de l’Ukraine. Certains diront : il manque ceci, il manque cela etc. Je n’ai pas réécrit la guerre de 70 dans son intégralité, je le précise à un endroit. J’ai fait beaucoup de recherches sur les causes de cette guerre ainsi que sur la « légèreté » de Napoléon III, que l’on aime bien réhabiliter de nos jours, mais qui pour moi, est entièrement responsable de l’engrenage dans lequel il s’est laissé embarquer. Je n’épouse pas le discours simpliste des républicains après la guerre, mais il est clair qu’il pouvait stopper l’emballement de la classe politique.

 

24 février 2022

Au fil du temps, Bourbon-Lancy a oublié cette guerre

Un comité, présidé par Eugène Alexandre Fornel, entouré par Jean-Marie Ferdinand Sarrien et Etienne Gravier, anciens officiers de la garde nationale mobilisée, a fait ériger un monument aux morts cantonal. Il a été inauguré en 1904. J’ai retrouvé des articles de presse relatant l’inauguration. Ce fut une véritable fête, donnant l’impression que les morts de la guerre, étaient déjà loin dans la mémoire. A partir de 1912, les survivants de la guerre ont pu recevoir la médaille commémorative du conflit. Après la première guerre mondiale et jusqu’en 1925, année d’inauguration du monument aux morts de la guerre, celui de 1870, servait de lieu de recueillement. Depuis, tous les 11 novembre, la municipalité rend hommage aux morts de 70, lors de la cérémonie de commémoration de l’armistice et de la victoire.

Un artiste peintre local, Charles Claude Merlette, a exécuté des peintures à l’huile représentant des scènes de la guerre de 1870. Elles sont exposées au musée municipal qui se trouve dans l’église romane Saint Nazaire. Il a exécuté une des quatre toiles consacrées au curé de Bazeilles, qui fut hissé au rang de héros et patriote, un fusil à la main, contre les Bavarois, alors qu’il n’en a rien été.

Le monument aux morts, les peintures sont les témoignages de ce passé enfoui dans la mémoire collective. Merlette a sa rue, petite et en impasse, mais il a sa rue. Aucune artère de Bourbon-Lancy ne porte le nom de Fornel.  Je vais proposer à la municipalité de baptiser l’espace arboré et fleuri autour du monument aux morts, square colonel Fornel, pour combler cet oubli.

Même les archives municipales semblent avoir oublié la guerre. Hormis les délibérations municipales., pas de documents relatifs aux morts durant la guerre, rien sur le monument aux morts, comme d’ailleurs dans les archives Fornel. Rien non plus sur les médaillés de la guerre. J’ai pu retrouver aux archives départementales la liste des ayant droit de la garde nationale mobilisée, mais rien sur ceux de l’armée active et de la garde nationale mobile. La commune de Vitry-sur-Loire a conservé les dossiers des médaillés de la commune. Quel bien précieux !

23 février 2022

Les dessous de la victoire de Garibaldi à Dijon qui n’a servi à rien

Au cours de mes recherches sur la garde nationale mobilisée de Saône et Loire et du canton de Bourbon-Lancy, j’ai découvert son dénigrement et l’injustice dont elle a été victime de la part des Garibaldiens. Le délégué à la Guerre du Gouvernement de la défense nationale, s’en est mêlé, se rétractant le lendemain, en raison des précisions apportées par le général Pellissier, son chef. Et bien vous le croirez si vous le voulez, Pellissier sera écarté de son commandement, victime du chef d’état-major de l’armée de Garibaldi. Le colonel Fornel le remplacera.

La part active des mobilisés de Saône et Loire, à la défense de Dijon en janvier 1871 n’a pas été mise en avant. Les combattants n’ont pas reçu les honneurs qu’ils méritaient. Tout pour Garibaldi, les miettes pour les autres. J’ai tenu à réhabiliter nos arrière-grands-pères pour certains, qui se sont retrouvés mobilisés pour une guerre, non pas perdue d’avance, mais qui a très vite tourné en défaveur de la France. Le mien a fini prisonnier en Allemagne ou interné en Suisse avec « Les Bourbaki ». Il en est revenu.

Les morts de 1870 et 1871 ne sont pas morts pour la France, puisque cette mention honorifique a été créée en 1915. Ils sont morts pour le Second Empire et le jeune République mais ont été supplantés par ceux de 14-18 puis ceux de 39-45 dans la mémoire française.

A Bourbon-Lancy, ils sont sortis de l’anonymat.

 

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